21/06/2006

... oups!

"La civilisation est une architecture de réponses. Sa perfection, comme celle de toute demeure, se mesure au confort que l'homme y éprouve, à l'appoint de liberté qu'elle lui procure."

Cheik Hamidou KANE (L'aventure ambiguë)

 

 

Les barrières Nadar se positionnent obtuses sur le chemin des nains de jardin. L'aurore des azur matins (qui se glissent célèbres dans l'oubli des heures moites et se cristallisent dans les fanges boréales des espoirs rancuniers des femmes de ménage) charrie un nuage de bave. Je nettoie la poussière accumulée dans les interstices de la méthode méticuleuse et creuse des pontifes de la chaire, si locale et si cerné par l'ennui, que même les cafards ghanéens ne souhaiteraient plus y suivre des cours de latin. Le cours de la viE, luit et parcourt fiévreux les accents toniques de la valse à mille temps, la cadence monotone des lieux déserts qui s'accouplent dans les messes de cardinaux. La soutane (je haiS la souTane) n'est que le cache sexe des pourritures spirituelles qui gangrènent l'(im)pureté de l'hOmme. Paravent, barricade, muraille et façade, retranchement clownesque qui abrite le vice de fond et la perversion futile et dénécessaire des dignitaires de la foi. Bardée de crimes jamais avoués, le goupillon célèbre la vilenie habile, la mascara pantagruélique des vicaires du petit Jésus local. Au nom de dieu… De quels dieux invoquez-vous les nomS? Au nom de quelles loiS interdisez-vous l'invocation des dieux qui croupissent dans les temples momifiés par le bon vouloir de quelques cardinaux écarlates et autreS caliFes véreux et parkinsoniens, Patexisées© aux privilèges des nantis de la foi. La foi, la seUle m'appartient, parce que je l'ai approché de mes vers et caressée de la prose de mes cauchemars sémantiquement orthographiés.  Le reste, les restes, je m'en tape. Je suis né libre dans ma tête (comme Diego), je suis livre dans ma parole, je suis lyre à vos yeux, je suis encore le lit de vos envies qui sont aussi les miennes. Je célèbre la viE, les viEs, l' enviE et en plus les larmEs de mes mains se versent sur le plan incliné de vos ozalides.

Dansez! buvez! Sautez! Faite-moi le plaisir de – une seule fois – oublier vos règles, vos lois, vos convenances. Soyez mes hôtes euphoniques et je vous comblerais des mets qui, à cet effet, ont été confectionnés pour le plaisir de vos palais. Et demandez-vous déjà pourquoi on appelle Palais cette antichambre de la ripaille quotidienne. Pourquoi? Ce Palais qui offre l'hommage à la quintessence du savoir-faire (en français dans l'original) culinaire des hommes, ce Palais qui vous fait goûter l'exquise combinaison des saveurs aux couleurs du monde, ce palais se poursuit des longs couloirs acides de l'intestin pour se finir dans l'hégémonie anale du sphincter… Ah l'Anus, ce petit rond redoutable qui se serre et se dessert – autant que le vagin pour l'accouchement – et qui détermine l'habit mortuaire de tous ces mets délicieux que vous ingurgitez tout au long de votre viE. Pensez-y les amis.

 

12:07 Écrit par joE | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Le vrai Dieu c'est l'homme ....

Écrit par : Nola | 21/06/2006

Beurk! L'image est dégueu franchement!!!

Écrit par : mylen | 22/06/2006

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