06/08/2006

Patchouli, fenouil et vieilles dentelles

[mode conscience chiante : off]

[provocation aléatoir : on]

[conscience individuelle : sincère]

[esprit critique : nul ]

 

-         Qu’est-ce que je peux faire ?

-         Rien…

-         Il n’y a rien à faire ?...

-         Rien, rien du tout…

 

Nous devons subitement laisser venir les nuages colorés qui aveugles encombreront le ciel de nos petits cœurs nains, dormants et endormis. Nous allons voir passer les tempêtes et les tourmentes, comme les champs subissent les foudres d’Allah, impassibles, soumis, sereins et obéissants. Nous entendrons les trompettes des poncifs de la morale jaune et mauve nous assener des avé-marias pleins de ferveur humaniste. Que faire d’ôtre sinon t’ère l’élan qui nous assume les tripes ? Pas vrai Patzou ? li, la de si do rés. Je crains de ne rendre à tes yeux que les yeux de mes absences androïdes, et à tes cernes mes absences de te voir, de te regarder marcher bleue, souveraine et impériale, daignant me jeter un dernier regard complice, un vœux, une promesse sourde, muette et aveugle et de plonger, la tête dans l’ô de mes rêves et dans les rêves de tes pleurs nocturnes, diurnes, matinales, et méridionales, peut-être même abyssales et tendres de chairs ouvertes aux vents qui nous frôlent les faces.

La vie, enfant, se contraint amère, parfois laiteuse parfois rugueuse, jamais fugueuse, jamais tue, toujours en dires et en discours creux. Si on se taisait Pat? Si on érigeait le silence comme pont et porte à traverser ? Les épices de nos plats secrets que seuls nos cœurs d’enfant se devinent entre deux regards furtifs et marins, cette cuisine des yeux (quels yeux tes yeux chantait Maria Betânia, toujours elle) ces regards mijotés dans la sauce des promesses non dites, revenus dans la candeur d’un feu doux mais long et surtout chaud, ces secrets patte de velours anciens et demains, nous les taisons parce qu’ils nous appartiennent et nous construisent. Les Autres, les hôtres, laisse béton – ils sauront que dans le dos de notre citadelle ils ne pourront rien planter : ni poignards, ni gazons maudits, ni lois fuck machin, putain ! Notre force est dans la pureté de ton regard fatigué de nuits célibataires, dans l’élan qui, courageux, fait tomber les convenances et basculer les mauvaises langues. Crois-nous. Patchouli, fucked cocinelle verte de mes bottes andarilhas et herbes sauvages, fenouil, chanvre africa, gazouilli de temps en fers, tu sens le foin et la tendre paille des plants, la, la la li ré. Les champs, les chants les plus beaux, sont les …  De me souvenir, j’ai la chaise de poule… Voilà pourquoi ze nème pas le karaoké ! surtout quand ils passent les mots bleus de Christophe par le Gainsbarre… ze me trompe touzours dans les lignes qui défilent sur l’écran…

 

Ma tante Alberte qui habite Molenbeek a une vieille chatte si amoise qu’elle a fini par tomber du cinquième étaze de zon buldingue. Patratas, elle a kazzée la colone cérébrale ! Pôvrètte, l’animal est à l’hôpital et Alberte toujours alerte mais malheureuse ! Je te dis pas… Malheureuse… (là je fais le Pirette…). Bon, bref, sur quoi le véto (urinaire, voyons !) l’a dit (à Alberte pas à la chatte amoise) qu’il fallait amputer ! Tu te rends compte ? AM-PU-TER la queue de la chatte! Putain ! c’est dur d’être une amoise. Sur quoi, Nicolas, le voisin d’Alberte, qui a – comme elle – ses 85 ans alertes, lui fit cette remarque pertinente :  « Voyons Alberte, penses-tu !!! que ferait une chatte sans queue ?! ». Sur quoi Alberte se tu. Parce que chez ces gens-là monsieur, chez ces gens-là… Dis donc, c’est vrai, non ?

09:54 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

ohh quel éléganse ze zuis russe et intellectuel et zaime très beaucoup tes zécrits. Quand ze prends la censeur pour monter à on étage (le 7) ze zuis impatiente d'ouvreir mon portable pour regarder tes conneries, douces, amères, provocantes... t'es vraiment choux et ze mouille ma langue pour te le dire!

Écrit par : Nadine Bonfils | 10/08/2006

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