28/11/2006

Enfer et damnation

1. Le corps, objet d’art

 

« Le puritanisme est une chose épouvantable. Parce que s’il n’y a pas la volupté, s’il n’y a pas la sensualité, il n’y a pas d’art » (2) Une des caractéristiques de l’humanité dans l’ensemble du règne animal réside dans la recherche du beau, qi se concrétise dans l’art, toute subjective que soit cette notion. Le corps humain a toujours été un champ de recherche pour l’art, du classicisme antique aux rondeurs de Botero dans le domaine de la sculpture, d’une Vénus sortant du bain aux formes carrées de Picasso, les nouveaux supports photographiques et cinématographiques n’ont pas fait exception... L’érotisme est aujourd’hui accepté dans les oeuvres cinématographiques, un film comme Contes Immoraux de Walerian Borowczyk a fait scandale en 1974 : vingt ans plus tard, le moindre navet grand public offre souvent des scènes plus « hard ». L’utilisation du corps comme sujet esthétique ne pose pas problème sinon à l’ordre moral et aux puritains. Et à moins de ressortir à ces deux dernières catégories, je ne vois pas ce qui pourrait choquer dans une évolution qui conduit à montrer de plus en plus, à refuser le masque de pudibonderie plaqué sur notre civilisation par deux millénaires de christianisme.

LOLA_PROSTITUTE



2. La subversion par l’érotisme

 

Nous ne nous y attarderons pas, mais l’érotisme a longtemps eu une valeur subversive par rapport aux codes bourgeois du capitalisme. Le mouvement surréaliste, qui a été un mouvement artistique lié intrinsèquement à une démarche révolutionnaire, a utilisé l’érotisme. Dans ses marges, le travail d’un écrivain comme Georges Bataille, son attaque violente du modèle social, a été fondé sur un érotisme scandaleux. Libérer le corps, c’est aussi se libérer du carcan social. Les premiers films pornographiques des années 70 répondaient à une volonté politique d’attaquer l’ordre moral. Une actrice comme Brigitte Lahaie, un acteur comme Alban, déplorent aujourd’hui ce qui est devenue une lucrative industrie du sexe, toute dévouée au profit, parfaitement intégrée dans un environnement capitaliste qui a su absorber des revendications « libertaires » sur le plan des mÏurs pour mieux affirmer sa domination sur le plan économique.

 

10:38 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/11/2006

Les semelles de la passante

de tous temps je me suis toujours dit que un jour viendrait où toute la lumière se ferait jour. Un jour où l'ombre, les ombres, n'auraient plus droit de cité. Bof, des rêves d'adolescent qui se perpetuent. Un monde sans ombres!!! Non, mais, et quoi encore? L'ombre est la raison pure de la lumière. Et puis les zones d'ombre sont la lumière des peintres. Et des photographes.

"... Mais eux, qui ont creusé petit à petit dans leur cerveau un long chemin de colimaçon, ils se contentent de jeter un coup d'oeil en arrière pour s'assurer que le fil qu'ils secrètent ne s'est pas rompu au dernier tournant. C'est pourquoi ton genre de questions les embarasse. Elles les empêchent de trouver leur chemin. D'ailleurs, comment peux-tu dire que j'exagère? Tous ces hommes mûrs, ces belles intelligences n'ont jamais fait que s'envelopper d'un filet dont chaque maille renforce la précedante, de sorte que l'ensemble a l'air merveilleusement naturel; mais où se cache la première maille, celle dont tout le reste dépen, nul ne sait. Nous n'avions pas parlé aussi gravement de tout cela; c'est qu'on n'aime pas beaucoup en faire des discours, mais tu peux te rendre compte maintenant de la faiblesse des  opinions dont les gens se contentent concernant le monde. Ce n'est que leurre, duperie, imbécilité et anémie. Leur cerveau  a tout juste la force d'élaborer sa petite théorie, mais celle-ci, à peine dehors, tremble de froid, tu comprends?Ah la la! toutes ces fines pointes,ces cimes dont nos professeurs nous disent qu'elles sont trop hautes pour que nous y puissions  toucher encore, elle sont mortes, gelées, tu m'entends? On voit s'élever de toutes parts ces pointes de glace, on les admire, mais personne n'en peut rien tirer, tant elles sont privées de vie!

(Les désarrois de l'élève Torless de Robert Musil)

 

et encore moi, en gymnastique matinalemoi au lit

L'élève Torless c'est toi et moi. Nous devons aller à l'école de la Vie. Puiser comme dans un puit sans fin qui abreuve notre soif de savoir.

 

"Les uns après les autres, des héros incertains découvrent que le coeur de la forêt est vide, que leur voyage va au devant de l'artifice, que la nature n'est qu'un leurre de plus - leurre mesurable, leurre descriptible, leurre admirable suivant qu'on a l'esprit froid ou sensible - mais leurre qui n'en ramène pas moins l'homme à la prison de sa solitude. Au dedans, au dehors, il n'y a pas de différence; il n'est pas de détour qui ne ramène inexorablement vers le même néant."

(Annie Le Brun "Les châteaux de la subversion")

23:11 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : subversion, neant |  Facebook |

la subversion

«c'est jouer l'homme ivre, titubant, qui, de fil en aiguille, prend sa bougie pour lui-même, la souffle, et criant de peur, à la fin, se prend pour la nuit». (G.Bataille)

 

Bien sûr, tout le monde c’est ça. Les femmes ne sont pas compliquées, c’est les hommes qui les compliquent. Evident, mon cher Holstein. Encore que… Vu que les hommes sont – en grande partie – élevés par des femmes, l’image qu’ils ont des femmes leur a été inculqué par leur mère. Une femme pas comme les autres, d’accord. Maman.
La réalité c’est que les femmes (tant qu’elles ne remplissent pas leur mission de mammifères, c-a-d, faire des enfants) sont des êtres comme toi et moi. Elles aiment rire, boire, manger baiser et faire des pipes. Comme Nola et Lucas. Qoui ? Nola n’aime pas faire des pipes ? Bon, d’accord, c’est son droit… Mais bien, elles sont normales c’est ce que je voulais dire. Sauf quand elles se prennent pour Sainte Emmanuelle et se mettent à chier des consignes. Alors là, les petits garçons perdent leur raison et se mettent à leur tour à chier des fausses idées. Comme, leur maman est une sainte nitouche. Ou, maman est la plus belle. Ou, maman ne fait pas des bêtises. Alors, quand ils se marient – passé la passion aveuglante qui les ont fait aller à la mairie – ils se mettent à penser que leur femme (puisqu’elles aussi leur font des enfants, comme maman) sont toutes propres et vertueuses (comme maman). Et là, les femmes ne sont plus d’accord… Parce qu’elles veulent bien faire des enfants (faut perpétuer l’espèce et faire des petits hommes) mais elles veulent aussi s’amuser comme toi, moi, Nola et Lucas. C-a-d, s’envoyer en l’ère. C’est l’air du temps. Les grands sentiments n’existent plus. Fini le temps d’autant en emporte le vent et autres conneries. Maintenant on veut du sexe. Vite fait, bien fait. D’ailleurs, c’est mal ? Vouloir du sexe ? Vraiment ? Nooonnn, me criez vous tous en cœur. Le sexe c’est le moteur de l’espèce. Sans sexe plus de petits garçons à leurs mamans. Et les Mamans n’auront plus ce plaisir d’enfanter.
Bref, le sexe, comme la politique, les gens n’aiment pas en parler. Gardons ça pour le bureau, là au moins, on s’éclate. Les colègues (femmes) se délèctent à faire mousser les mâles innocents et on bave avec des blagues, des images, des ragots immondes. Au plus c’est crade, au plus ça fait jazer.

Je suis sidéré de voir que mon post sur VW ne soulève aucun commentaire. Bon, c’est que ça vous fait chier. Une fermeture de plus ou de moins, ça ne change pas grand chose. Et puis, Sabena, Renault, Clabecq, tout ça c’est du passé. Tout le monde c’est casé.

Le sexe, c’est pareil. Dès qu’on en parle tout le monde se tait. Prudence et pruderie. Balivernes. Le sexe, ON AIME. Comme la politique c’est pareil, en choisssant de se taire, de ne pas en parler, de faire tout comme c’est quelque choses pour les autres les gens se rendent complices de la pensée majoritaire, c-a-d médiocre et bâtarde. Putain, ouvrez vos geueles, chiez, pissez, parlez, exprimez-vous. Nous allons adorer.

C’est pour ça que j’aime beaucoup ZELDA, la reine du désert. Voyez-vous, elle n’a pas peur de dire tout écrit ce que beaucoup pensent tout bas. Biens sûr, elle aussi a ses Hauts et ces Bas (Dim, noir, taille L, push-up, collants satinés ou alors pour les fêtes un Passionata Nolita, je vous jure, ça lui va à ravir !!) et puis bon, ça ne change rien. Comme PommeFraise dans son métier, elle s’exprime en vrai, j’allais dire, comme un Homme. Merde, les Hommes ça n’existe plus. Tous des tapettes peureuses qui n’ont plus de couilles. Faut, concilier, composer, tolérer, espérer, psycanaliser, canaliser, enconner. Tout des notions féminines opposées à l’action. Au sens qu’il faut attendre avant d’agir.

Tout ça me vient à propos de Bataille et de sa nouvelle L’œil. Nous voici avec Simone et Marcelle dans les champs. Au bonheur des rencontres lascives et humides. La subversion. Comme l’a si joliment décrit Annie le Brun (Les chateaux de la subversion) . Incontournable appel d’ère. La main qui écrit est la même qui branle . Comme le dit si bienDominique Autié : Toute femme est un homme qui a sa femme en elle, une femme pour qui elle bande tant qu'elle ne sait si elle doit la cacher ou la donner à tout venant…

  

«À d'autres l'univers paraît honnête. Il semble honnête aux honnêtes gens parce qu'ils ont des yeux châtrés. C'est pourquoi ils craignent l'obscénité. Ils n'éprouvent aucune angoisse s'ils entendent le cri du coq ou s'ils découvrent le ciel étoilé. En général, on goûte les "plaisirs de la chair" à la condition qu'ils soient fades.
Mais, dès lors, il n'était plus de doute : je n'aimais pas ce qu'on nomme "les plaisirs de la chair", en effet parce qu'ils sont fades. J'aimais ce que l'on tient pour "sale". Je n'étais nullement satisfait, au contraire, par la débauche habituelle, parce qu'elle salit seulement la débauche et, de toute façon, laisse intacte une essence élevée et parfaitement pure. La débauche que je connais souille non seulement mon corps et mes pensées mais tout ce que j'imagine devant elle et surtout l'univers étoilé...»

 

matins

 

01:52 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/11/2006

méchant comme une teigne

 ze suis méchant comme une teigne.
Maman déjà me disait souvent ça. "tu es un méchant garçon" bon, je me suis habitué. Puisque maman le dit. Alors il fallait bien ne pas décevoir la lumière de mes yeux borgnes. Longtemps après j'ai compris qu'elle disait ça parce qu'elle m'émmemait... Compliqué les femmes.
Parfois, les larmes aux yeux de ne plus savoir supporter cette méchanceté hériditaire, ze me reprouvais de pleurer comme une gonzesse. Voyons, un méchant ne pleure pas... Oui, mais moi bien. C'est que j'ai des vagues à l'âme. Il est des nuits où hurler à la lune ne me sied plus et je pleure à Venus, Jupiter vet même Saturne. Pleurer des râges, des cris de colère, des envies meurtrières, toutes ces choses qui arrivent à chacun de nous mais que très peux osent dévoiler en publique.
Les yeus dans le vide, la gorge nouée, le ventre vide de nourritures affectives, je ploie sous le poids des regards indécents qui captivent l'attention médianne. Je suinte la colère sourde qui pointe ancienne dans mes pôres humides. Le transpire l'éternelle complainte de l'enfant du verseau : oh l'ô qui prend le vent des aurores.
Nourri de haines ancestrales, de rages ouvertes sur les pavés - comme une sonate pour violon - je chevauche les ventres comme un cheval les savanes. Ni semences, ni étables pour m'breuver. Rien que le bruit sourd des casques sur le sable endurci. Le soleil bat son plein sur mes épaules célestes, ni caresse, ni punition, rien que le toucher velouté et rugueux des étoiles. Les loups s'en vont repus, moi, je reste pensif devant tes yeux de matronne. Le sperme coule à flots de ma bouche remise.

17:13 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Volks niet Wagen

Un wagon de licenciements et la certitude que dans un an tout sera fini...
Travailleurs ne vous laissez pas berner par les discours mous des conciliateurs de toute sorte. Les patrons eux n'attendent que ça. Le mou. Le politiquement correct. La tolérence et la conciliation.

Lisez ici même ce qui vous attend. Les Forem, Orbem et ôtres CEFORA et Cia.
Votre avenir est écrit en toiutes lettres ici même (voir les premiers posts).

Déjà en 1995 Philip Morris fermait l'usine d'Ixelles et promettait de dévelloper son autre usine à Forest... Que reste-t-il de Forest?... RIEN. deux ans après c'était la fermeture complète.

Les bénéfices eux étaient depuis longtemps dans les cofres de PM international...

Détrompez-vous, il n'y a aucun avenir pour Forest.
Vos délégués sindicaux le savent mieux que quiconque. Et tous ces comités d'accompagnement dans trois mois n'auront qu'une seule idée en tête - gagner les élections législatives...

Vous allez subir la loi de la vexation universelle : chômage=dépréciation sociale. Vos femmes, vos maris, vos enfants, vos amis, vous traiteront de paria et d'incapables. Vous serez angoissés et vous allez prendre des Xanax pour calmer votre révolte...

Prenez conscience et sortez de votre usine : c'est dans la rue qu'il faut crier votre colère et votre désacord devant l'incompétence de vos patrons et dirigents.


 

media


16:59 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : forest, volkswagen |  Facebook |

23/11/2006

Natures Mortes

Jouir de la Nature ! Ce m’est une joie de vous dire que j’ai complètement perdu cette faculté. …

L’art est notre protestation ardente, notre vaillante effort pour enseigner à la Nature sa vraie place. Quant à la l’infinie variété de la Nature , c’est un simple mythe.

 

 

Regarder une chose et la voir sont deux actes très différents. On ne voit quelque chose que si l’on en voit la beauté. Alors, et alors seulement, elle vient à l’existence.  OSCAR WILDE

 

(I still love you, chante Sting)

 

ALIGHIERI2

 

15:41 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/11/2006

je suis complètement pomme

sac a main ceci n'est pas une pomme

je sais c'est fraise, mais PommeFraise me donne le bonheur!
Voyez-vous, mon Ramsès à moi c'est une grise Citroen C4 et de nrs je n'ai qu'un. Le nr 1. Encore aux études à 23 ans. Moi à 18 j'étais déjà sur les grandes routes d'Afrique.
Alors, humer la vie campagnarde de POPOME me fait un bien débile. C'est l'air de Bierges qui m'arrive dans les narines et la vue de Ramsès, notre héros, qui me ramplie les boyaux. Non, je ne veux pas le manger, j'en ai assez avec les vaches de Nr 1. Tous les deux ans elles passent à l'abattoir. Que voulez-vous c'est ça la vache vie. Remarquez, c'est peut-être mieux que travailler à VW Forest... leur C4 n'est pas citroen mais volks niex wagen. Ainsi va le capitalisme triomphant!
Ceci nous éloigne du sujet. La vie dans le Brabant Wallon est exempte de c4. Et Ramsès se la vit pépère, rien qu'à voir PommeFraise lui apporter la paille... "Dommage que je suis pas nr1" se dit le taureau.
Trève de plaisenterie, je vais faire mes prières du soir (à 4h du mat?) et dormir deux heures. On n'est pas à la campagne ici...

NB : ne voyez pas dans ces commentaires un quelconque harcèlement. Même qu'elle m'énerve avec ses quiches au curry, PommeFraise nous apporte beaucoup de bonheur...

00:57 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |