14/12/2006

la nausée

cracher le sang de la nausée

enduire le corps de la graisse de l'indifférence

voir et ne pas regarder

parler et ne rien entendre

écrire et ne rien exprimer

 

rester seul, le bruit de la fureur

dans les tympans qui résonnent

attendre ton rire comme l'enfant désiré

mourir oublié du monde, ricanant

la bave coulant des interstices du songe

 

je crèverais comme un chien, oui,

mais sur mes quatre pâtes

la queue en l'ère, bandante

le lait materne transformé en sang

le ventre enceint de tant de mépris

 

Debout, mourir debout, l'arme à la main

d'une révolte raisonnée et indéterminable

le cri qui inonde la gorge déployant

l'étonnement philosophalique.
Putains, dieu que vous êtes réelles.

 

11:18 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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