14/12/2006

Michael Moore fait des émules

Débat émotionnel. Faux débat.

La Une a eu le courage de mettre les points sur les wallons, sur ces bruxellois qui se cachent les yeux et les oreilles, sous la houlette d’un PS omniprésent qui règle – en mandarinat – le destin d’une nation. Ceux qui vivent sous la couette PS auront eu la peur de leur vie … koi ? La Belgique éclatée ? Koi ? plus de frik flamend pour alimenter les petits copinages wallons ?

 

Mais de ki se moke ton ? Tonton ta’pis.

Depuis les années que les flaments vous serinent les oreilles avec leur séparatisme pragmatique qui veut uniquement faire peur aux wallons. La rétébé vous réveille enfin ? Avé Philippot (suppôt du PS ?) Avé cette émission « historique » ki à grands cris de rage aveugle met le doigt sur le seul problème belge. Séparatisme ou Koi ? Et séparatisme pourquoi ?

Les médias francophones ont l’Art d’escamoter le problème et de passer à coté du vrai débat. Redoutant les arguments du camp adverse, les vraies raisons d’un désir de finir avec une wallonie PS, mandarinale et béante, la presse belge commissionne, comme les politiques et fui les enjeux. Mais, le peuple ?

 

Les gens, le citoyen, ne savent plus à quel sein se vouer. Le gauche ou le droit ? Tant qu’à faire aux deux, JMJ. Prenons les deux seins par leurs bouts et voyons qui a soif ?

La fiction, Messieurs, a le mérite de devancer la réalité. La seul raison de la fiction est celle de devancer quelque chose d’imminente. Or, le séparatisme, à continuer d’entendre des Maingains et consorts, à continuer de dormir avec les affaires de Charleroi (vrai foyer du séparatisme flamand) à continuer de croire qu’il est possible de vivre « éternellement » sur le dos de l’efficacité flamande et de la complaisance et du clubisme wallon, que Belgique vivra.

 

C’est vrai, le pouvoir PS est grand. Quelques meurtres, quelques remises à niveau, quelques « suicides » l’ont prouvé. Ce pouvoir, qui de socialiste n’a que les lettres (je n’irai pas jusqu’au mot) est à abattre : par les forces conscientes de ce pays. Francophones et flamandes. En cela, je critique l’idée flamande qu’il est possible d’améliorer l’image de la Belgique en isolant le mal wallon. Non, c’est ENSEMBLE qu’il faut s’attaquer à la racine de ce cancer qui ronge et qui ronge. Je suis socialiste à la base. Comme tant d’autres je me bats pour un idéal plus juste et plus humain. Mais, je ne tremperais jamais dans la machine mafieuse qui gouverne un appareil, fut-ce-t-il d’état. Nous nous sommes battus pour des idées, pour des idéaux, non pas pour une classe politique endormie sur leurs bénéfices régionaux.

 

Le débat, le vrai problème est chez les intellectuels de ce pays qui – ankylosés – se renferment dans leurs petits privilèges de mandarins locaux et se refusent à débattre de l’Avenir en toute liberté. Les responsables de cette situation ne sont pas ni les politiques, ni les médias : ce sont les intellectuels (professeurs d’université, doyens de ceci et de cela, dirigeants de tel ou tel cercle priviligié) qui ont le devoir moral de se prononcer. S’étonner de l’ignorance du peuple alors que l’on ne fait RIEN pour le tenir au courant des enjeux réels du pays, alors que toute information est déformé par le prisme partisan et intéressé, c’est user de la démagogie.

 

De grâce, épargnez-nous un nouvel Dutroux. Il ne s’agit pas de pédophilipe radioPhonique. Il s’agit simplement du métier d’informer, sans contraintes, sans codes déontologiques enfermés dans un carcan partisan, sans peur de heurter l’ignorance populaire. Pédagogie active. Merci la RTBF ! Mille fois merci.

20:33 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

non non et encore non je ne peux adhérer à ta conclusion
j'ai depuis quelques années (et crises de l'agriculture plus spécifiquement) l'impression d'être manipulée par les infos,
que les journalistes croient détenir LA vérité
alors que la base de leur métier est d'informer
ils se permettent d'orienter le débat
sortir la petite phrase de son contexte et la passer en boucle
chaque jour qui passe me le prouve
je suis et j'en reste convaincue
et même si l'idée en elle-même était bonne
la présentation de la fiction jouait trop avec cette hésitation entre rêve (cauchemard ?) ou réalité
à chaque nouvelle info annoncée, désormais, j'hésiterai
déjà que j'avais tendance à mettre entre " " les infos
cette fiction va me renforcer dans mes convictions
mais je ne suis personne pour juger
parce que je sais que je suis déjà cataloguée...

Écrit par : pommefraise | 14/12/2006

Pomme fraise a raison... et je le prouve ! Où s'arrêteront-ils ? Un éditorialiste a eu le culot édifiant de comparer le coup de bluf de la RTBF de ce mercredi à la difusion de La Guerre des Mondes d'Orson Welles sur les Ondes américaines (en 38 si je ne m'abuse)... c'est exemplaire du fait que ce que certains considèrent comme l'illustration historique de la Belgitude, blazon de l'intégrité intellectuelle et de la modestie cousu du fil doré de l'humour n'est en fait qu'une blague de potaches prétentieux et irresponsables, doublés de mystificateurs en culottes courtes. Si la RTBF avait fait son travail avec sérieux et l'intelligence due à la gravité de la politique belge actuelle, c'est plutôt un reportage annonçant l'émergence d'une mouvance nouvelle prônant le rattachement de la Wallonie au Luxembourg... Là on aurait pû éviter l'écueil du mauvais goût. Dans le courant de l'année dernière, il était manifeste que toute tentative d'enrayer l'extrême droite flamande était aussitôt pointée du doigt par les éditorialistes de la presse quotidienne du nord du pays ce qui engageait un retrait systématique de la classe politique flamande (voyez les différentes tentatives visant à introduire une requête de privation de dotations publiques devant le conseil d'etat)... jusqu'à ce qu'un forcené ne se prenne pour un épurateur du XXIème siècle. Face à ce comportement de la presse et de la télévison flamandes, qui par ailleurs n'a jamais rechigné à inviter sur ses plateaux quelques personnalités peu recommandables, l'attitude des médias francophone me semblait soufrir la comparaison métaphorique de la statue léninienne dont la rigidité innébranlable (comment on sort d'une phrase pareille ?) eut poussé à la jalousie le plus vaillant des amants de Madame Claude (ouf). Que nénni ! Non seulement ils s'entichent des mêmes personnalités immondes dont nous avons parlé plus haut, mais en plus ils les mettent dans la confidence d'un projet qui se révèle être leur fantasme autant que notre cauchemard... c'est un peu comme si on avait fait voir Shoah au peuple allemand pour satisfaire Hitler et traumatiser anticipativement un peuple déjà fou... bon peut-être que j'exagère un peu...
Je dis moi que cette génération de journalistes bruxellois grand-reporters des canivaux et des chiens écrasés ferait bien de prendre un bain d'éthique avant de donner des leçon à ses corrélégionaires flamands.
Ca valait bien un Pulitzer, c'est dire combien c'est anti-informationnel...

Écrit par : Lucas Violin | 15/12/2006

Chers Amis Fidels Le débat, c'est là qu'il y a le mérite. Amener les gens à parler d'un sujet qui est important. Je pense que c'est le rôle de tout bon journaliste sérieux.
Maintenant sur la forme, on va pinailler longtemps. Mais pourquoi nous faut-il TOUJOURS une information cadré et reglémentée??? Ne sommes pas nous assez adultes pour distinguer la fiction de la réalité? Je vous signale que depuis des années ARTE passe des fictions-réalités sur la CIA FBI sans que personne réagisse le moins du monde. Que Michael Moore fait des films primés à Cannes avec les mêmes méthodes. C'est dans l'ère du temps de tout broyer pour mettre au travail le petit cerveau qui est le notre... Prenez Internet - cette drogue planétaire, préconisée par nos plus distingués responsable - ce n'est pas le royaume du doute?
Enfin, la vraie question est celle de savoir ce qui en frncophonie, le peuple veut. Et que sait-il des réelles volontés des hommes et femmes politiques de ce pays (au nord comme au sud).
Et cela, mes amis, nous sommes devant un constat éffarant : les wallons mijotent dans une soupe socialo-libérale qui les endort plutôt que réveiller...
Je ne parle pas de vous, qui êtes des élites agro-universitaires. Mais les intellectuels ont une part de responsabilité en fuyant toujours les débats qui font enjeu pour l'avenir du pays. Et du notre...

Écrit par : joEtonnant | 15/12/2006

svp ne me catalogue
pas plus maman que fermière ou autre tarée
et certainement pas intellectuelle
je le répète : je ne suis personne
seulement moi

Écrit par : pommefraise | 16/12/2006

Qui fuit le débat ? Une simple question : Qui peut citer sans se faire aider les noms des ministres flamands qui composent le gouvernement fédéral (on peut s'en tenir là) et qui a le souvenir dans les dernières semaines d'avoir vu des interventions télévisées de ces ministres au sujet des affaires qu'ils ont eu récemment à gérer au sein de leurs cabinets dans les journeaux de la RTBF ? On fait quelques statistiques à ce sujet ? On se visionne quelques journeaux et on fait des camemberts sur les temps d'antenne attribués aux traveaux de ces différents ministères francophones et flamands ? La RTBF considère déjà qu'au sein même du gouvernement belge nous sommes en partition et a déjà baissé les bras ! Et qui donne des leçons de civisme ?
Agro-universitaire, certainement, mais pas un boeuf suiveur. Ca fait des années que les médias belges ne jouent pas leur rôle de cinquième pouvoir et en une soirée ils ont montré pourquoi... il est sans doute trop tard.
Il n'y aura pas de débat à ce sujet, parce que ces images n'ont pas touchés flmands et wallons de la même manière, qu'elles ne crystallisent que des peurs et des fantasmes et que c'est plutôt une manoeuvre qui ressort de la technique du coup d'état que de la conscientisation du téléspectateur. En ce sens c'est une manoeuvre populiste et j'ai même peur que l'idée qui avait des détracteurs au sein de la RTBF elle-même (des présentateurs du JT s'y étaient opposés) n'ait été jusqu'au bout que pour soutenir la parution du livre du journaliste le plus intéressé par cette affaire: "Bye Bye Belgique" de Dutilleul- qui a été envoyé par l'éditeur à tous les libraires de Wallonie par office (c'est à dire sans que l'ouvrage ait été présenté au libraire et sans donc que celui-ci l'ait sollicité) de centaines d'exemplaires... On peut dire qu'à tout le moins c'était un joli coup commercial qui rapportera gros à certains.
Qui manipule qui ?
Le jours où les flamands décideront de prendre le large, ils ne planteront pas un drapeau sur un rocher. Nous avons des garanties constitutionnelles, il y a des débats communautaires réguliers et médiatisés lors du vote de fin de législature qui détermine les articles susceptibles de révision, et il faudrait être le plus médiocre des juristes pour arguer que la nation flamande pourrait se retrancher derrière le droit perpétuel des peuples à disposer d'eux-mêmes... un piètre analyste politique pour considérer que les flamands ne perçoivent pas combien des heurts dans la population pourraient être violents si ils procédaient à un putsch. Ce n'est pas n'importe quelle fiction qu'à présenté la RTBF, c'est une farce grotesque. Que reste-t-il de l'information ?

Écrit par : Lucas Violin | 16/12/2006

ah bon? ce n'était qu'une fiction? ouff... PommeFraise, je ne catalogue personne. Tu es PommeFraise du vertblog qui soffle de l'air frais dans la toile.
Lucas, je pense que l'effet de surprise passé, tu te rendras compte que l'acte a été "nécessaire" pour planter le débat qui faisait défaut.
Pour le livre, oui, c'est un joli coup médiatique, mais avant l'émission ils ne pouvaient pas se douter de l'émotion qu'elle allait causer... donc il n'y a pas de manipulation.

Écrit par : joE | 16/12/2006

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