28/12/2006

... à voile et à vapeur...

- maman, z'ai oublié le thermomètre...
- Tant pis gamin, on s'en passera.
- mais maman, si j'ai la fièvre comment le savoir?
- On vera, on vera, tu n'auras pas de fièvre!

Nicolas se vautra dans la banquette arrière de la voiture plongé
entre les souvenirs du thermométre et l'assurance de maman.

Chloé les a rejoint quelques kilomètres après, avec son sac à dos
et sa peluche qu'elle ne lachait jamais. Bavarde la gamine.

- Tiens, Nicolas n'a pas de fièvre?
- Non Chloé, Nicolas n'aura pas de fièvre!
- Et il a son thermomètre?
- Je n'ai pas de thermomètre  et je n'ai pas de fièvre non plus!
- Ta peluche comment s'appelle-t-elle?
- Lillo. Elle s'apelle Lillo.
- Lillo s'est pas un nom... c'est une ville!
- Elle s'appelle Lillo, voilà!
- Et ton papa va venir à la mer?
- Non! Mon papa il n'aime pas la mère...
- On parle de la plage Chloé...
- Non, mon papa n'aime pas la plage...
- Tout le monde aime la plage!
- Mais non, Nicholas, le papa de Chloé n'aime pas la plage!
- C'est pas vrai, il n'aime pas Chloé!!!
- Voyons, Nicholas, c'est son papa...
- Et il n'aime pas ta maman non plus...
- Chloé!!!
- C'est vrai, il dit que tu es une emmerdeuse!
- Papa aussi...
- Nicholas!!!
- C'est vrai maman, hier il a dit que tu étais une emmerdeuse!
- Et mon papa aussi...
- Bon, si c'est comme ça, on rentre!
- On ira chercher mon thermomètre?

Entre un thermomètre et l'amour de sa mère, Cholé s'ennuie.
Il n'y a pas de morale. Le thermomètre et l'emmerdeuse, l'être et le néant.
Lisez Leibniz.

"Leibniz définit la force comme « ce qu’il y a dans l’état présent, qui porte avec soi un changement pour l’avenir. » Cette théorie est un rejet de l’atomisme ; en effet, si l’atome est une réalité absolument rigide, il ne peut perdre de force dans les chocs. Il faut donc que ce que l’on nomme atome soit en réalité composé et élastique. L’idée d’atome absolu est contradictoire :

« Les atomes ne sont que l’effet de la faiblesse de notre imagination, qui aime à se reposer et à se hâter à venir dans les sous divisions ou analyses. »
Ainsi la force est-elle la réalité : la force est substance, toute substance est force. La force est dans un état, et se modifie suivant des lois du changement. Cette succession d’états changeants possède un ordre régulier, i.e. chaque état a une raison (cf. principe de raison suffisante) : chaque état s’explique par celui qui précède, il y trouve sa raison. À cette notion de loi se rattache également l’idée d’individualité : l’individualité est pour Leibniz une série de changements, série qui se présente comme une formule :

« La loi du changement fait l’individualité de chaque substance particulière. »

23:55 Écrit par joE dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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